MISE EN PLACE DU COMITE LOCAL ECOLE-ENTREPRISE (CLEE)

MISE EN PLACE DU COMITE LOCAL ECOLE-ENTREPRISE (CLEE)

Le MEPAG a participé, ce 23 juin 2021 à la mise en place du Comité local École-Entreprise (CLEE).

Le CLEE est un lieu d’échanges sur les thématiques « emplois,  métiers & formations » entre les Entreprises du Pays du Giennois et les Établissements Scolaires.

Il constitue une force de proposition d’actions locales qui complètent les actions Départementales et Régionales.

Ouverture d’un centre de formation dédié aux métiers de l’industrie

Ouverture d’un centre de formation dédié aux métiers de l’industrie

Alors que les entreprises de l’Est du Loiret peinent à recruter sur certains postes en tension, un centre de formation dédié aux métiers de l’industrie devrait ouvrir ses portes à Nogent-sur-Vernisson. Une annonce qui réjouit plus d’un chef d’entreprise local.

L’information est tombée il y a quelques jours : un centre de formation dédié aux métiers de l’industrie devrait ouvrir prochainement à Nogent-sur-Vernisson, sur le site de l’équipementier automobile Faurecia.

Point de départ de ce projet : l’entreprise Faurecia, qui s’est rapprochée du Mouvement des entreprises du pays giennois (MEPAG) pour entamer un travail collaboratif sur des problématiques communes liées au recrutement. « Avec 92 entreprises représentant plus de 8 000 salariés, nous étions le bon interlocuteur pour chercher une solution collective, expose Gérard Cloix, le responsable Formation et Relations écoles – entreprises du MEPAG. Nous avons tout de suite répondu positivement. Nous avons des difficultés de recrutement identiques, il était donc très intéressant de travailler ensemble. »

Une analyse précise des besoins en main-d’œuvre des entreprises locales

L’idée ? Créer des formations mutualisées entre les bassins d’emploi du bassin giennois et de Montargis qui répondraient aux besoins des entreprises des deux zones. Et pour être certain de bien cibler le projet, le MEPAG a décidé, en priorité, d’élaborer une gestion territoriale des emplois et des compétences (GTEC) sur les deux bassins, pour travailler sur une photo précise et actualisée des besoins des entreprises. « Nos entreprises rencontrent de vrais problèmes de recrutement pour certains métiers, par exemple, en maintenance, en conduite de lignes de production, commente Gérard Cloix. Il était donc indispensable de passer par une étape d’expression des besoins des entreprises, puis d’identifier les formations à proposer en face. On ne peut faire quelque chose de sérieux et d’efficace que si l’on part d’une expression précise des besoins de formation. » Le MEPAG a déjà expérimenté le process de la GTEC qu’il connaît donc bien : « Notre première GTEC date de 2011. Nous avions participé à la création du BTS Maintenance au lycée Marguerite-Audoux à Gien. L’établissement propose aujourd’hui de réaliser cette formation en alternance. C’est ce qui booste les jeunes ! »

Le centre de formation se situerait sur le site de production de l’entreprise Faurecia, à Nogent-sur-Vernisson, dans un bâtiment de 3 000 m² entièrement réaménagé. « Installer un centre de formation à mi-chemin entre Gien et Montargis, c’est idéal pour former des jeunes et les garder sur le territoire, souligne le responsable formation du MEPAG. Quand on ne trouve pas la formation qui nous intéresse là où l’on habite, on part la faire ailleurs et, en général, on trouve du travail sur place et on ne revient pas ! Des formations adaptées aux besoins des entreprises locales fixent les jeunes. »

Le centre de formation serait polyvalent et adapté à diverses activités économiques. Il s’adresserait également à différents publics. Aux jeunes, certes, mais aussi aux personnels déjà en poste souhaitant développer leurs compétences et évoluer au sein de leur entreprise. « Nous souhaitons mutualiser le centre de formations avec d’autres industries, au-delà de nos bassins d’emploi respectifs, pour pouvoir avancer sur la montée en compétences des personnels. L’union fait la force ! Derrière, il y a un engagement fort des entreprises locales. »

Ce projet a suscité l’intérêt des collectivités locales, la Région Centre-Val de Loire en premier lieu. Une prise de conscience de l’enjeu que représente le développement des formations sur les territoires, pour une réponse concrète et locale aux besoins des entreprises. Et un signal fort adressé aux acteurs économiques du Giennois et du Montargois !

Par Estelle Cuiry (L’EPICENTRE)

Le MEPAG en visite chez Globe Planter

Le MEPAG en visite chez Globe Planter

Les chefs d’entreprises à la découverte de Globe Planter

Jeudi dernier, le MEPAG que préside Pierre Laurent avait convié les chefs d’entreprises et leurs collaborateurs à visiter l’entreprise horticole Globe Planter fondée par l’un des leurs, Jean POUILLART. Installé depuis les années 2000 chemin des Sablons, Globe Planter a créé une nouvelle entité en mars 2017 à l’ancien garage Peugeot, route de Bourges, à Poilly-les-Gien. La cinquantaine d’invités a ainsi découvert les deux nouveaux espaces paysagers Pocket garden et Inspiration, le nouveau volet d’activités paysagistes de Globe Planter depuis le rachat de la société Décojardin en 2016.

L’Américain Otis mise sur la France plutôt que de délocaliser

L’Américain Otis mise sur la France plutôt que de délocaliser

Non loin de la faïencerie de Gien, dans le Loiret, l’américain Otis produit des ascenseurs de toutes dimensions. Le siège vient de décider d’investir en France, et non en Tchéquie ou en Espagne.

L’arche en bardage détonne un peu dans le paysage verdoyant de Gien (Loiret). Les deux tours culminent à 66 mètres de hauteur, dominant cette petite ville des bords de Loire. De quoi tester des ascenseurs dans des gaines comparables à celles d’un immeuble de grande hauteur.

À l’est et à l’ouest, se découpent les silhouettes des deux centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire et de Dampierre. Plus près, le regard plonge vers un établissement militaire de maintenance des chars Leclerc. Là-bas, près du château, la faïencerie de Gien maintient la tradition de la ville. Au pied des tours, 42 000 m2 d’atelier.

C’est ici que l’américain Otis fabrique les ascenseurs de l’Europe du Nord, notamment ceux de la France, où Otis est leader, de l’Allemagne et de la Suisse. Avec 630 salariés, dont une moitié d’ouvriers, à une heure et demie de Paris, Otis est la dernière usine française d’ascenseurs, depuis la fermeture de ThyssenKrupp il y a deux ans, à Angers.

Retour en haut de la tour. Des panneaux photovoltaïques et une modeste éolienne coiffent l’édifice. De quoi alimenter quatre batteries dissimulées dans la gaine d’ascenseur et l’affranchir du courant triphasé. Le premier ascenseur de ce type a été mis en place il y a deux ans, à Rezé en Loire-Atlantique. Plus de deux mille se sont vendus depuis, essentiellement en Europe du Sud.

« La puissance d’un sèche-cheveux »

« 500 watts suffisent, c’est-à-dire la puissance d’un sèche-cheveux, alors qu’il fallait 3 000 à 5 000 watts auparavant, explique Christophe Durand, ingénieur d’essai. Les batteries fournissent les pointes d’énergie. La récupération du freinage représente 40 % de l’électricité. »

Les fondamentaux de l’ascenseur n’ont pas changé depuis l’invention du parachute d’ascenseur par l’Américain Elisha Graves Otis, en 1853, à New York. La tour de Gien teste toujours les mâchoires disposées le long de la cabine qui serreront la courroie en cas de descente trop rapide : un dispositif dans la poulie, située en haut de la tour, est alors déclenché par la force centrifuge et contracte les mâchoires en acier.

Ce qui a changé, dernièrement, c’est que les câbles ont laissé la place aux courroies, faites de minces torons d’acier noyés dans un ruban de polyuréthane. Fini le graissage et le bruit pour les occupants des appartements. Fini, aussi, les machineries volumineuses et les mètres carrés perdus. Un argument massue pour les clients d’Otis, qui sont les promoteurs des immeubles.

Une fois réglées l’alimentation et la sécurité, reste à réussir le plus dur : concevoir et fabriquer un assemblage de 20 000 pièces qui doit s’adapter à des situations innombrables. C’est le travail de l’atelier, d’où sort un ascenseur toutes les vingt minutes et une porte palière toutes les quatre minutes. Le travail des commerciaux et des techniciens de la maintenance également, qui chez Otis forment le gros de la troupe : « Sur 63 000 salariés d’Otis dans le monde, seuls quelques milliers travaillent exclusivement dans les usines, souligne Fabienne Loréal, la directrice de l’usine de Gien. La majorité des salariés se trouvent au plus près de nos clients, dans les régions, à entretenir les ascenseurs, à les monter et à les vendre. »